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STEPHANE A L'EMBRUNMAN

STEPHANE A L'EMBRUNMAN

il y a 2 mois

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Voici le résumé de course de Stéphane Visentin pour son Embrunman

STEPHANE A L'EMBRUNMAN

Ci dessous la journée de Stéph. à l'Embrunman :

Et voila pour la 3ème fois Finisher de l’EMBRUNMAN !!!

La journée promettait d’être longue, ben ça le fut !!!

Debout à 4h00, petit déj au gatosport, pas bien faim mais bon faut se forcer.

Arrivée sur le parc à 5h15, put…le monde pour rentrer, premier barrage sécurité, faut montrer patte blanche, ah merde la pièce d’identité (c’est vrai qu’on part avec ses papiers sur un triathlon maintenant, grr) je l’ai pas prise, j’ai juste mon portable heureusement qu’il y a la licence dessus avec la photo, je me voyais mal remonter la chercher, ça passe.

Arrivée à ma place le vélo rangé depuis la veille, gonflage, mise en place des bidons et collage des 9 gels sur la potence, faut  serrer ça passe tout juste J. Préparation des transitions.

Un peu d’huile, de nok et de vaseline pour les frottements (si je tombe je sors du parc juste en glissant hihihi….) allez hop je vais nager avec les manchettes, la combine, faut se dépêcher reste moins de 15min, put… mon bonnet ???? il est où, je cherche partout retourne toute la caisse, rien, je cours vers les bénévoles, ils cherchent des bonnets de remplacement, rien : bon ben je serrais le seul pingouin sans bonnet…

Je me glisse, parmi les autres insomniaques pour le départ sur la droite.

Départ à 6h00, il fait nuit noir, c’est bon çà, je commence à courir pour me jeter à l’eau, premier mouvement ça va pas trop de baffes, je reste sur la droite.

Au bout d’un moment je vois tout le monde partir sur la gauche, ah oui c’est vrai à 200m il ya des algues repérées la veille, je vais pas commencer, hop je part à gauche, 1ère bouée ça passe, 2ème bouée une baffe, tiens prends en une aussi, ça se file ensuite, j’allonge, je suis bien, le jour arrive, on avance vers le 2ème tour, je me repère maintenant aux montagnes pour la direction, je reste sur la droite, ah oui les algues, eh merde je reste et ban les algues autour des bras sur les lunettes, trop bon, j’en rigole, mais je reste dedans,  je dois gagner quelques places. A la fin du 2ème tour je me retrouve tout seul, bon pas grave, l’arrivée approche, je mets un peu les jambes pour sortir correct, et hop debout, bien, je cours, les autres marchent je m’en fous, j’ai dit que je soignais les transitions aussi, en enlevant la combine, petit lap de la montre : oh 1h06, je gagne 7min par rapport à 2014, nickel, les 3 entrainements de cet hiver ont payé.

Arrivé au vélo, je marche sur la combine en mettant le casque, le maillot de vélo, pas de coupe vent, il va pas faire froid, les chaussettes, chaussures, et hop le vélo et c’est parti : transition 1 = 3:28min, je gagne encore 2min sur 2014.

Premier tour de manivelles, ca tourne, ah oui j’avais pas oublié, au bout de 500m, c’est parti, ça monte direct, en sortant d’Embrun, s’en suit une longue grimpette pour aller sur St Appolinaire, et là les gars ils commencent à me passer comme des avions, moi je commence à avoir du mal, normal au début je me dis, retour sur Embrun par Savines , il commence à faire chaud avec du vent dans la gueule, merde, j’avais jamais eu encore le  vent le matin dans ce sens. Petite pose pipi et j’entends : eh t’as bien nagé !!! je me retourne Benoit Bouvet me passe, je repars j’essaye de le suivre et le rattraper pour faire un brin de causette, ben je ferais ma causette tout seul, il me pose. Au bout de 40 bornes, normalement les jambes reviennent : merde je les ai oubliées ce matin ou quoi, rien que néni, ça répond pas, put… ça va être long. Arrivée avant Guillestre : bordel qu’est ce que tu fous là, merde ça va pas t’as pas encore attaqué l’Isoard et sur les moindres bosses, tu mets le 28 dents, je fais demi tour je rentre, ….. et puis non, je vais pas bâcher maintenant, t’es con ou quoi, des semaines d’entrainements, et y’a du monde qui m’attend et qui dois me suivre.

Je continue mon chemin de croix, il fait de plus en plus chaud, je m’alimente bien pourtant, boisson, gel, morceau de barre, j’alterne pour éviter le dégout, je prends de l’eau au ravito, et arrivé à Arvieux avant les 10 derniers du col de l’Isoard, faut s’accrocher, je me dis : put.. c’est dur, si ça continue tu va monter le col à pied comme certains le font. Premiers lacets, ça passe, on me double moins , normal après les wagons qui m’ont passé, y’a plus personnes derrière grgrgrg. Les derniers kilos du col passent, du monde pour nous encourager : allez Annonay, allez l’Ardèche. Arrivée en haut : bordel c’est bon ça,  tu t’es pas arrêté, allez ravito, changement de bidons, nouvelles barres et casse dalles (pain de mie complet, beurre demi sel et jambon cru, hum je vais me régaler à Briançon) et hop un bon morceau de gâteau de semoule que j’enfourne avant de redescendre, je respire par le nez, peu pas ouvrir la bouche….  (Le temps : 4h56 pour 4h50 en 2014, merde, bon tant pis)  Une bonne descente, je double vélos et voiture, à bloc, je suis lucide ça va, petite pointe à 85,5km/h c’est bon çà hein Denis Combe comme tu les aimes hihihi. Arrivée à Briançon, enfin le casse croute, put j’ai failli me casser la gueule, j’arrive pas à le sortir ce put.. de sandwich, ouais bof, c’est pas si terrible, j’en mange 1/3 du coup, pas très faim. Toujours aussi chaud en bas et maintenant le vent a tourné comme chaque année.

Le retour est toujours aussi dur, la bosse du Pallon ben il est long quand t’es pas bien,  faut s’accrocher. Retour sur Embrun, avec la cerise sur le gâteau : le Chalvet,  tu arrives à la gare et non tu rentres pas à la base de loisirs où tu entends presque le speaker, tu tournes à droite et bim, le mur, on s’accroche au guidon, du monde avec des bouteilles, merci madame de m’avoir mis de l’eau dans le dos, j’ai mal de partout dans le dos, c’est frais, c’est bon, et on continue. Arrivé en haut pas le temps de prendre un ravito, je vais finir ma gourde, de toute façon y-a trop de monde arrêté, je peux pas me glisser à la table et personne te donne à la volée cette fois, normal t’es dans les derniers je pense. Allez hop une dernière descente raide, attention tu te rappelles elle est pourrie la route, ah oui quand même bien pourrie, j’en profite pour finir de bien boire ma dernière gourde Overstim, et pas de dégout du coup, c’est bizarre mais j’ai pas trop mis de dose donc ça passe. Je remonte mes manchons que j’avais descendu pour le vélo, et pense à la transition. Arrivé dans les derniers virages et je vois au bout comme prévu la veille : mes groupies  (Natacha, Fabienne et Clara) qui sont là, petite photo et encouragements, je leur fait une tronche pour signaler ma piètre prestation vélo.  Fin du vélo enfin !!!! : 8h23, 10 min de plus que 2014 et mon temps cumulé nat + transition + vélo est de 9 :32:51 ; exactement le même temps à la seconde près qu’en 2014, Nat me dira plus tard, qu’elles ont pas compris en regardant le papier de 2014 avec le résultat en direct !!!!.

J’arrive avec 3 autres gars au parc, je descends pieds nus, j’avais enlevé mes chaussures (je devais soigné la transition !!!!), et je court avec le vélo à la main, tiens c’est bizarre les autres descendent avec leur chaussures aux pieds et en marchant, ben quelques places de gagnées, je pose le vélo, vite balance ton casque, lunettes et maillot de vélo, mets tes chaussures, prends casquette ceinture de gels, paquet de mouchoirs (ben ouais y-a rien sur l’Embrunman si tu as envie de la grosse commission, c’est derrière un arbre, ….) et hop je court pour sortir du parc : on dirait une transition en mode Sprint, n’importe quoi sur la longue journée, mais bon, transition 2 = 1:46min, put.. trop fort (le 8ème  temps je le verrais plus tard sur le résultat, devant Mr Marcel Zamora qui gagne l’Embrunman pour la 6ème  fois, respect à lui).

Et c’est parti pour le marathon, normalement c’est la partie qui me rebute le moins, mais bon avec le vélo que j’ai passé, j’ai des doutes, on verra, tranquille. Premier ravitaillement et un petit gel antioxydant avec un verre d’eau à la volée, il passe bien, premières foulées, correct, j’avance bien, on monte sur la digue, du monde partout, et là je commence à doubler, je me mets dans un rythme correct, je me dis tire sur la bride sinon tu va partir au galop et ça risque de piquer si ça passe pas, il fait chaud mais bon normal en plein après midi un 15 août, 29°C, ravito éponge, put… ça fait du bien, j’en prends 2, je me lave les bras, le visage, mouille la casquette tout en courant, jusqu’au prochain.

En sortant de la digue, je dois retrouver les filles au croisement qu’on avait vu la veille, mais personne, bon le temps qu’elle descendent, je les verrais au retour. Ravito suivant un coca et un verre d’eau, je ralenti tout juste et repart, une éponge et rebelote. La première montée vers le centre ville se profile, je continue à doubler, je cours, j’ai pas envie de marcher, normalement il faut le faire, mais pas le 1er tour on verra après, les gars qui marchent se retournent, ils doivent se dire : le mec est malade c’est quasi le seul qui court. Arrivé dans le centre ville un monde fou, des acclamations, bordel c’est bon ça pour le moral : « Allez Steph » (j’avais remis mon vrai prénom sur les dossard, sinon je m’appelais Régis, sur tous les dossards, ils ont sauté une ligne et quasi personne avait son vrai prénom, mdr), et nouveau ravito : « coca eau, coca eau »  «moi : les 2, chef » en remerciant le jeune bénévole (bravo à tous ces bénévoles présents sur tout le parcours sur cette journée), et je redescends vers la Durance, bonne allure, je double encore et encore, même des types avec des bracelets du 2ème ou 3ème tour, même pas peur, les jambes tournent bien, si ça continue je vais être pas mal sur ce marathon, mais bon vu le nombre qui m’ont doublé en vélo, je peux en rattraper quand même. J

Arrivée au croisement du retour , toujours pas les filles, bizarre, je continue, termine mon premier tour en 1:13 prévu en 1:15

Chouchou du premier tour autour du cou et rebelote, les jambes continue à bien tourner, ravito : coca (cuba libré ?? : non pas de rhum dedans pour le moment, oooh) eau, éponge. Je marche un peu cette fois dans la montée d’Embrun, toujours le même monde sur le parcours, ça fait du bien.

Arrivé au 21km en 1:55, faut que je garde le rythme, ça va, je continue, les gels tous les 10kms passent encore bien avec un coca et de l’eau. Je revois toujours pas les filles au croisement, je me dis qu’elles sont allées boire une bière à ma santé hahaha. Le 2ème tour s’achève, chouchou, ravito : gel, coca, eau ça passe toujours, il fait de moins en moins chaud, je m’arrose moins et c’est reparti, les jambes commencent à être dures, normal bouffon va  ça fait 12h que tu fais du sport, je reste concentré mais je marche dans la montée cette fois, le retour passe avec l’envie d’en finir, purée je double des gars qui courent, marchent pour leur 1er tour, courage à eux. Sur le dernier croisement je vois les filles : « Ben vous étiez où ? Ben on t’a pas vu. J’ai pas bougé je suis resté sur le parcours. Nous aussi on t’a pas vu, les boules. J’ai du passer dans votre dos sans vous voir !!!!! »

Je rejoins l’arrivée, y’a un mec devant moi depuis presque 3km qui tourne à la même allure, arrivée à 1km de l’arrivée j’arrive encore à reprendre du rythme et passe ce gars, arrivée sur dernière ligne droite, put.. c’est bon de pas repartir sur la gauche, j’arrrrrrive, j’arrive tout juste à lever les bras, je suis mort, cramé, médaille de Finisher, et polo technique super sympa, l’ambiance à l’arrivée est juste géniale, je vois les filles derrière les grilles, coucou photos : oh la gueule !!!!. J’ai du mal à avancer, ah oui le ravito d’arrivée : une put de bonne bière bien fraiche, ça fait du bien, une assiette de frites bien salée avec mayo, hum trop bon. Pour finir avant de quitter je profite des kinés pour un massage complet : dos, jambes, le gars il appuie bien, ça pique.

Je fini en 13h20m52, 1minute de moins qu’en 2014 avec un bon marathon quand je compare 3h46m14 une seconde de moins qu’en 2014, je vous jure je le fais pas exprès !!!!!!

Il m’a fallu  2 jours pour marcher normalement et pas comme un petit vieux.

C’était encore une fois une grosse expérience, avec des sensations différentes dans la journée. J’ai eu le temps de penser à tout le monde pendant cette journée, merci à tous pour votre soutien, encouragements et suivi. Bravo à tous les finisher, et à tous les autres.


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